La norme du taux d’endettement
Il est bien évident que l'analyse que fait le consommateur sur sa capacité à rembourser ne coïncide pas toujours avec celle du professionnel. Ce dernier n'a pas pour intérêt de vendre un maximum de crédits mais de vendre des crédits qui seront remboursés.
Le « seuil des 33% d'endettement », n'est pas une loi applicable à tous car il convient mieux de raisonner en « reste à vivre ». Ainsi à l'aide de deux exemples, nous allons vous montrer que le foyer au plus fort taux d'endettement n'est pas forcément celui qui a la situation la plus périlleuse.
Prenons deux exemples de ménages, composés de quatre personnes et en accession à la propriété, de leur logement :
• La famille Dupont : Revenus de 2400 € nets/ mois - Charges de remboursement d’emprunt : 912 €
→Soit un taux d’endettement de 38 %
→et un RAV de 1488 €, soit 372 € / personne
• La famille Martin : Revenus de 4800 € nets / mois - Charges de remboursement d’emprunt : 2880 €
→ Soit un taux d’endettement de 60 % et un RAV de 1920 €, soit 480 € / personne
La famille Martin qui est plus endettée (60% pour 38% pour les Dupont) est dans la situation la plus favorable avec 480 € par mois et par personne, contre 372 € par mois et par personne pour la famille Dupont.
Que se passe t'il lorsque le « reste à vivre » n'est pas suffisant? Le surendettement peut s'installer de différentes manières, ainsi en laissant cours à la fatalité, les dettes s'accumulent ; on souscrit d'autres prêts auprès d'organismes bancaires spécialisés, on néglige de rembourser certaines charges fixes (EDF, téléphone, loyer...).
Et pourtant, vous pouvez très bien obtenir un avis favorable à une demande de crédit, alors même que votre taux d’endettement est supérieur à 40 % !